Caritas Comores et ses partenaires poursuivent leur lutte contre la malnutrition à Ngazidja.


 

causerie avec le nutritionniste

causerie avec le nutritionniste

Le projet : Caritas Comores et Unicef ont signé un accord de financement de 7  521 200 KMF pour un projet d’appui à l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans. Cette action entre dans le cadre du programme de coopération entre le gouvernement comorien et Unicef qui est aligné sur la politique nationale de nutrition et d’alimentation.

Ce projet de Caritas Comores, en collaboration étroite avec la Direction régionale de la Santé, a pour objectif de  renforcer les capacités des familles et des communautés à connaître les signes de la malnutrition, promouvoir les bonnes habitudes nutritionnelles (y compris la promotion de l’allaitement maternel) et enfin prendre en charge de manière complète et adaptée les enfants malnutris.

D’une durée de 6 mois, les activités ont débuté à la fin du mois de juillet. La première étape est la formation des agents de santé communautaire et du personnel médical. Suivront dès septembre les activités de dépistage, de sensibilisation sur les bonnes pratiques en faveur de l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, et aussi la prise en charge des enfants malnutris au Centre de Réhabilitation et Education Nutritionnelle (CREN) de Caritas.

Le projet favorisera aussi la participation communautaire qui est aujourd’hui une stratégie appropriée et primordiale dans la lutte contre la malnutrition.

 

Aperçu de la nutrition aux Comores

En Union des Comores, 30% des enfants de moins de 5 ans souffrent de la malnutrition chronique, et 15% de la malnutrition sévère. Seulement 6% des nourrissons de 0 à 6 mois bénéficient des pratiques optimales d’alimentation. La faible pratique de l’allaitement maternel exclusif, le faible pouvoir des ménages ruraux, les mauvaises pratiques alimentaires et le niveau d’éducation des mères sont les principales causes de la malnutrition dans les pays.

Les pratiques familiales et communautaires essentielles ne sont pas effectives. Les familles ne sont pas suffisamment sensibilisées. Par exemple, l’allaitement maternel exclusif n’est pratiqué que par 12% des mères aux Comores pendant les six premiers mois du nourrisson. Une majorité de personnes aux Comores croit qu’il est nécessaire de compléter le lait maternel avec du lait artificiel, de l’eau ou encore des épices. Mais cela est tout à fait contraire aux recommandations médicales mondiales. Le lait maternel est le seul et meilleur aliment dont un nourrisson ait besoin les six premiers mois de sa vie. Exclusif = ni eau, ni lait artificiel, ni aucun autre complément alimentaire.

Pour plus d’informations concernant le projet, n’hésitez pas à contacter Caritas Comores par email à camillemeyer.caritascomores@gmail.com

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